Mardi 28 juin 2005
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10:55
héhé...
voilà, ça faisait quand même plusieurs mois que j'avais pris mon billet, et c'était donc hier soir qu'avait lieu le fameux concert de Devandra Banhart.
J'aime bien la Cigale comme salle, c'est classe, y'a une bonne acoustique, et on est facilement proche de la scène. Par contre il faisait très chaud... une chaleur de batard, mais bon, comme partout dans Paris là où la clim fait défaut.
bon, je vous passe la première partie dont j'ai oublié le nom (petit groupe US de folk expérimentale, sympa), arrive finalement D.B., en robe longue genre Petite Maison dans la Prairie, cheveux noir-corbeau détachés qui pendouillent sur sa gueule, visage théatral, très expressif, il me fait penser à J.D. dans Pirate des Caraïbes (sic!) et il attaque à jouer, seul à la gratte, un nouveau morceau. Forcement, ça calme direct. On entend les mouches voler et les gouttes de transpiration de tout le monde s'écraser par terre avec le maximum de retenue.
Fin du premier morceau, le reste des zikos déboule sur scène: un autre gratteux à l'acoustique, un mec look pink-floyd avec une tunique genre indienne à l'électrique, un type à la basse et un batteur avec une fausse barbe en papier bleu...
Le plus touchant, sur l'ensemble du concert, c'est ce sentiment d'accesibilité vis-à-vis des musiciens, comme si on avait devant les yeux des tonnes de petits Kerouac de la partoch' avides de rencontres, avides des autres... Pas mal de monde a ainsi pu passer sur scène, pendant les morceaux, pour danser un coup, ou juste s'asseoir sur le sol et être au mileu des musiciens... Quand il ne chante pas, D.B. prend des gens dans ses bras, les congratulent, parle un peu avec eux.
ME PREND DANS SES BRAS, ME DIT COOL BROTHER à la fin du dernier rappel où j'ai enfin osé monter sur scène
me fait me sentir comme une jeune pucelle...
(pourquoi je l'ai fait? parce que ma soeur m'a envoyé un sms y'a une semaine du festival Rio Loco à Toulouse pour me dire: je suis à côté de Seu Jorge, j'ose pas lui parler... Je me suis dit sur le coup que je me ferais moins de regrets qu'elle...)
Niveau son, ils jouent beaucoup de nouveaux morceaux (qui m'a parlé d'un nouvel album à la fin de l'été?), quelques anciens (Will is my friend, A sight to Behold, et surtout ma préférée At The Hop) et font quelques reprises un peu trashy ( Laureen Hill: that thing -> girl, you know you'd better watch out.. le arénebi version folk, mortel....)
Fin, rappel, un dernier morceau qui dure facile un bon quart d'heure.
Voilà, ensuite il est 22h30, c'est fini, faut partir, et on n'a pas envie...
Je descends prendre le métro à Anvers histoire d'avoir le temps de fumer une dernière clope, je branche mon lecteur et je me mets White Reggae Troll, le dernier morceau qu'ils ont joué, inédit, mais que j'avais téléchargé sur un site qui proposait des bootlegs...
J'essaye de faire durer le plaisir le plus longtemps possible...
Je range précieusement le billet dans la pochette d'un album en rentrant chez moi. Oui, je suis un peu fétichiste, mais je vous emmerde...
voilà, ça faisait quand même plusieurs mois que j'avais pris mon billet, et c'était donc hier soir qu'avait lieu le fameux concert de Devandra Banhart.
J'aime bien la Cigale comme salle, c'est classe, y'a une bonne acoustique, et on est facilement proche de la scène. Par contre il faisait très chaud... une chaleur de batard, mais bon, comme partout dans Paris là où la clim fait défaut.
bon, je vous passe la première partie dont j'ai oublié le nom (petit groupe US de folk expérimentale, sympa), arrive finalement D.B., en robe longue genre Petite Maison dans la Prairie, cheveux noir-corbeau détachés qui pendouillent sur sa gueule, visage théatral, très expressif, il me fait penser à J.D. dans Pirate des Caraïbes (sic!) et il attaque à jouer, seul à la gratte, un nouveau morceau. Forcement, ça calme direct. On entend les mouches voler et les gouttes de transpiration de tout le monde s'écraser par terre avec le maximum de retenue.
Fin du premier morceau, le reste des zikos déboule sur scène: un autre gratteux à l'acoustique, un mec look pink-floyd avec une tunique genre indienne à l'électrique, un type à la basse et un batteur avec une fausse barbe en papier bleu...
Le plus touchant, sur l'ensemble du concert, c'est ce sentiment d'accesibilité vis-à-vis des musiciens, comme si on avait devant les yeux des tonnes de petits Kerouac de la partoch' avides de rencontres, avides des autres... Pas mal de monde a ainsi pu passer sur scène, pendant les morceaux, pour danser un coup, ou juste s'asseoir sur le sol et être au mileu des musiciens... Quand il ne chante pas, D.B. prend des gens dans ses bras, les congratulent, parle un peu avec eux.
ME PREND DANS SES BRAS, ME DIT COOL BROTHER à la fin du dernier rappel où j'ai enfin osé monter sur scène
me fait me sentir comme une jeune pucelle...
(pourquoi je l'ai fait? parce que ma soeur m'a envoyé un sms y'a une semaine du festival Rio Loco à Toulouse pour me dire: je suis à côté de Seu Jorge, j'ose pas lui parler... Je me suis dit sur le coup que je me ferais moins de regrets qu'elle...)
Niveau son, ils jouent beaucoup de nouveaux morceaux (qui m'a parlé d'un nouvel album à la fin de l'été?), quelques anciens (Will is my friend, A sight to Behold, et surtout ma préférée At The Hop) et font quelques reprises un peu trashy ( Laureen Hill: that thing -> girl, you know you'd better watch out.. le arénebi version folk, mortel....)
Fin, rappel, un dernier morceau qui dure facile un bon quart d'heure.
Voilà, ensuite il est 22h30, c'est fini, faut partir, et on n'a pas envie...
Je descends prendre le métro à Anvers histoire d'avoir le temps de fumer une dernière clope, je branche mon lecteur et je me mets White Reggae Troll, le dernier morceau qu'ils ont joué, inédit, mais que j'avais téléchargé sur un site qui proposait des bootlegs...
J'essaye de faire durer le plaisir le plus longtemps possible...
Je range précieusement le billet dans la pochette d'un album en rentrant chez moi. Oui, je suis un peu fétichiste, mais je vous emmerde...
commentzzz