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« L’engagement de l’écrivain est une justification : une tentative pour faire croire que c’est grave d’écrire, que ça compte, que ça change quelque chose au monde. Ce qui est vrai en ce sens que n’importe quel acte change quelque chose au monde, même d’éternuer. Mais ne grossissons pas l’importance des éternuements littéraires. Manier une mitraillette ou une charge de plastique reste une activité plus efficace, plus lourde de responsabilité et plus intense »
    G. Hyvernaud, feuilles volantes

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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 23:35
"peut-être que nous allons en enfer non pas pour ce que nous avons fait, mais pour ce que nous n'avons pas fait"
ça, c'est dans un dialogue du dernier Palahniuk qui est sorti en poche, Berceuse...
en le lisant, je n'ai pensé qu'à une chose: et  si ce dialogue on s'amusait à le faire résonner avec Moustache et les expériences que l'on ne fait pas qui nous marquent, en négatif, plus que celles que nous faisons...

c'est ouf, plus le temps passe, et plus je me rends compte que le sens que je donne aux mots m'éloigne des autres, me sépare d'eux, et que je n'ai plus forcement ni le temps ni l'envie de me faire comprendre...

la vie putain, la vie...
Par n. - Publié dans : sur l'instant
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